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Politique Régionale : pour une énergie renouvelable

image Philippe Duron, président de la région Basse-Normandie

La région Basse-Normandie qui regroupe trois départements, le Calvados, l’Orne et la Manche, inscrit aujourd’hui son action dans une perspective de développement durable et agit au service de l’amélioration de la qualité de vie de ses citoyens.

Je souhaite que la Basse-Normandie devienne une véritable écorégion en s’appuyant sur l’éducation au développement durableet sur la concertation”, explique Philippe Duron, président de la région Basse-Normandie.

L’énergie constitue l’axe prioritaire de l’action de la région. Le programme régional pluriannuel sur le développement durable (Premedd), signé par la région en partenariat avec l’Ademe (2000-2006), a d’ores et déjà permis la réalisation de nombreuses opérations : réalisation de diagnostics énergie, création de déchetteries, conseils sur l’énergie aux particuliers via les Espaces infos énergie, installation de chauffe-eau solaires individuels et de chaudières bois collectives et individuelles…“La Basse-Normandie est l’une des régions les plus avancées en matière de bois-énergie”, observe Philipe Duron.

 Le plan Bois-énergie

L’inauguration à Falaise d’une chaufferie bois de 3,7 MW, en décembre 2003, consolide les données qui démontrent que cette ressource énergétique est, désormais, compétitive avec le gaz et le fioul pour le chauffage de locaux tertiaires et d’habitat collectif, quand elle est exploitée avec un réseau de chaleur. Cette opération a marqué une étape importante du plan Bois-Énergie de Basse-Normandie, qui montre une avancée sur la cadence de développement de cette énergie.

La région compte, actuellement, dix-sept chaufferies au bois en fonctionnement, dont sept collectives (avec des réseaux de chaleur), six en secteur industriel et quatre dans le secteur agricole. Or le plan Bois-Énergie s’était fixé pour objectif d’avoir de vingt-cinq à trente chaufferies en service dès 2006, lesquelles devraient représenter une puissance totale de 30 MW et absorber quelque 30 000 tonnes de bois par an.

Vingt projets par an

La politique d’éducation à l’environnement est l’un des fondements des démarches de développement durable. “Elle sera clairement déclinée en 2006, selon quatre axes complémentaires : le soutien aux têtes de réseaux associatifs par le biais de conventions pluriannuelles d’objectifs, un appel à projets «associons-nous pour le développement durable» à l’attention de l’ensemble du réseau visant à soutenir vingt projets par an, un concours doté de quatre prix, adressé aux jeunes de 16ans à 25 ans et un diagnostic précis du réseau dont je connais l’extrême fragilité”, reprend Philippe Duron. L’aide aux projets d’éducation à l’environnement s’inscrit, ainsi, dans une véritable politique d’information et de sensibilisation de tous les publics (scolaires, jeunes, grand public…), à l’écocitoyenneté.

Sensibiliser les enseignants et les lycéens

La région Basse-Normandie souhaite également insérer ses actions sur le patrimoine régional que sont les lycées. Une convention a ainsi été signée, le 21 octobre 2005, entre la région, l’ADEME, la Direction régionale de l’agriculture et de la forêt et sept lycées agricoles Bas-normands. Le programme Administration éco-responsable a pour but de réduire l’impact environnemental de l’activité quotidienne des lycées et, par conséquent, de faire des économies d’énergie. Il permet aux élèves et aux enseignants de mieux appréhender les enjeux environnementaux. Des animateurs en développement durable ont été nommés dans ces lycées. Ceux-ci ont d’ores et déjà engagé une démarche de mobilisation du personnel administratif, du corps enseignant et des élèves. Cet accord avec l’ensemble des lycées de Basse-Normandie s’inscrit dans le cadre de la déclinaison régionale de l’Agenda 21 dont l’une des priorités est d’optimiser la gestion de son patrimoine dont font partie les lycées.

 

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